Les choses, Georges Perec

IMG_2901[1]Il serait absurde de parler de roman pour qualifier ce récit.
Georges Perec tente une entreprise étrange : celle d’une étude sociologique à un instant T.
Il nous décrit donc la vie quotidienne d’un jeune couple issu de la classe moyenne ainsi que la conception qu’ils ont du bonheur et de leur moyen d’y accéder.
Au fil des pages, nous nous rendons bien compte d’une chose : ce ne sont pas les personnages qui sont au centre du récit. D’ailleurs, ils sont vides voire fades et ne prennent que peu de place. Ce qui occupe tout l’espace, ce sont les choses que l’on acquiert, l’imagination d’un futur plus ou moins proche, l’opulence. Plus nous lisons, plus nous croulons sous un amas d’objets et de rêves.
Ainsi, la raison pour laquelle le bonheur est inaccessible au couple que nous suivons est qu’il est lié aux choses que l’on possède ou souhaite posséder, il n’est qu’un asservissement aux choses.
Pour autant, Georges Perec ne condamne pas la société de consommation dans laquelle nous vivons. Il est avant tout un constat celui qu’il y a un rapport entre la possession de choses matérielles et le bonheur, dans notre société.
Je n’ai pas adoré le livre puisque ce n’est pas une histoire qui nous transporte mais cela est très enrichissant et l’écriture au service de l’idée est géniale. Vraiment, remarquable ! D’autant que cela permet de remettre certaine choses à distance et de savourer ce que l’on possède déjà 😉
 
 
 

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