Andromaque – Racine

2017 fut l’année de la Tragédie, j’en parlais déjà, j’avais eu une envie folle de redécouvrir les classiques. Surement, l’influence du programme de 2nd et l’envie de lire des vers, lire des transports violents et magnifiques.
Alors, Andromaque a répondu à toutes mes attentes. J’aime lorsque l’on frôle la folie exactement comme j’aime lorsqu’on sombre dans le fantastique au détour d’une page ou que l’on est porté par le merveilleux. Frôler le surnaturel.
Ici, c’est Oreste qui aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort.
C’est l’histoire des passions, de la folie. L’écriture de la fureur des cœurs, celle qui dévore l’esprit, qui côtoie la folie.Conquérir l’aimé, s’unir peu importe le prix, peu importe les règles, peu importe le monde. C’est une danse tragique.
Lorsque le funeste Oreste s’interroge, c’est la folie qui le gagne. Cette folie proche de la fureur qui ronge Hermione.
Inéluctablement, on sombre dans un bain de sang. Seule Andromaque, mère d’AStyannax, reste intacte, intouchable. Peut-être parce qu’Hector est mort, déjà ou parce qu’elle est résolument décidée à mourir ou peut-être encore parce que ces noces sont plus tragiques que sa mort même.
Bref, une lecture idéale pour s’échapper, qui se lit rapidement…parce que les tragédies sont courtes et c’est un bon point. Une lecture pour évacuer les tensions du quotidien!

“Hé bien! Filles d’enfer, vos mains sont-elles prêtes?
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?
A qui destinez-vous l’appareil qui vous suit?
Venez-vous m’enlevez dans l’éternelle nuit?
Venez, à vos fureurs Oreste s’abandonne.
Mais non, retirez-vous, laissez faire Hermione :
L’ingrate mieux que vous saura me déchirer,
Et je lui porte enfin mon cœur à dévorer.”

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