Chère Ijeawele – Chimamanda Ngozi Adichie

Dans une lettre adressée à une amie, Chimamanda nous propose des recommandations pour l’éducation de nos filles.
Des recommandations à s’appliquer à soi aussi.

Des recommandations pour les mères qui croulent sous la culpabilité de nos sociétés. Cette putain de culpabilité, celle qui nous lâche pas. Qui que l’on soit, le fait d’être femme est un poids.
Parfois, j’ai l’impression qu’il s’agit d’enfoncer des portes ouvertes….mais seulement parce qu’aujourd’hui, on parle. Seulement parce que l’on s’ouvre, seulement parce que la parole se libère un peu, seulement parce qu’il nous est donné la possibilité de réfléchir.

On s’interroge alors, sur la question du nom de famille, du vocabulaire utilisé, des jouets à disposition, du référentiel d’éducation. Et ces petites phrases qui résonnent comme des mantras dans ma vie de maman parfois bien compliquée et souvent bien culpabilisante.
Si je ne respecte pas toutes les recommandations, certaines le sont déjà depuis bien longtemps. Alors je lis, je relis et je redécouvre la puissance des ces mots.

Je me plonge à nouveau dans la réflexion sur l’éducation de l’Enfant : est-elle élevée comme un enfant ou comme une petite fille? J’ose croire et espérer que j’offre une éducation féministe à l’Enfant. Parfois, il faut réajuster.

L’école avec la socialisation vient ancrer d’autres problèmes et promet de nouvelles lectures pour ne pas ancrer les stéréotypes.

Enfin, ne culpabilisons pas d’être multiples.

Sois une personne pleine et entière. La maternité est un magnifique cadeau, mais ne te définis pas uniquement par le fait d’être mère.
Accorde-toi le droit d’échouer.
Accorde-toi du temps pour toi. Satisfaits tes propres besoins. 
Éduque-la à la différence. Fais de la différence une chose ordinaire. Fais de la différence une chose normale. Apprends-lui à ne pas attacher d’importance à la différence.

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