C’est moi qui éteins la lumière – Zoyâ Pirzâd

Nous partons loin. Nous entrons dans l’intimité d’une famille. Une famille arménienne en Iran.
Nous entrons dans la tête d’une femme – toujours des femmes dans mes rencontres littéraires -Clarisse.
Clarisse est une femme au foyer dévouée à son mari et ses trois enfants. Sa vie se partage entre ennui, temps qui passe et cuisine.
L’arrivée d’une nouvelle famille dans le quartier, le regard d’un nouvel homme sur elle, le regard perçant d’une vieille voisine, l’éducation des enfants qui grandissent amènent Clarisse à s’interroger sur sa vie, son isolement, la femme qui est en elle mais si souvent réduite au silence.
Dans ce nouveau tumulte intérieur, la question de la liberté des femmes et le clivage entre musulmanes et arméniennes viennent s’introduire dans sa vie.
Nous découvrons un monde, une autre philosophie. Un pan de quotidien dans la tranche de vie d’une autre. Cela pourrait être n’importe laquelle d’entre nous, finalement, s’interrogeant sur la vie et ses surprises, la place de “la femme” dans la vie d’une femme qui endosse plusieurs rôles.
Une lecture agréable, douce et enveloppante qui laisse un vide une fois terminée comme si nous avions laissé une amie après un café.
Bonne lecture !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *