Demain, on est Ensemble

Il y a peu, avec les copains de M. Viking nous arrivions enfin à combiner les emplois du temps de chacun pour passer un peu de temps ensemble. Et nous avions une conversation très intéressante au sujet…du travail et de la société de demain. La probabilité pour que nous soyons passés du côté vieux du game est fortement élevée.

 

      • L’idée :

 

Bientôt, il n’y aurait plus assez d’emplois à pourvoir et nous serons majoritairement remplacés par des machines. Or, que faire de la question du revenu et que faire de nous ? Peut-être que finalement, ne pas nous former, vider l’école de sa substance, ce n’est pas plus mal. Des gens cons seront toujours moins malheureux. Je grossis le trait mais c’était un peu le sujet. On aime être optimiste.

J’ai repensé au revenu universel de B.Hamon. Alors non, je ne suis pas Hamoniste. Mais sur cette question là, il y a matière à réfléchir. Permettre à tous de vivre correctement, en quoi cela est choquant?

Pourquoi serions-nous contre le fait que tout un chacun puisse bénéficier d’une somme d’argent mensuel pour vivre décemment? Le “travail” comme nous le connaissons étant amené à disparaître, qu’est-ce qui nous empêche d’imaginer cette rémunération ? Si la production est indépendante de l’effort de l’homme?

Tout effort mérite salaire, mais s’il n’est plus nécessaire de travailler ? Pourquoi ne pas envisager une base mensuelle que chacun peu compléter ou non ? Certaines professions continueront d’exister notamment celles en rapport avec “Les Humanités” puisqu’il est très difficile de les appréhender tant la part de subjectivité est importante.

 

      • Travail, argent et identification sociale

 

Si le travail n’est plus “obligatoire” pour vivre, personne ne voudra travailler. C’est souvent ce que j’ai entendu. Peut-être que personne ne souhaitera travailler mais je doute de notre capacité à ne rien faire. Si nous en sommes là, c’est bien que nous avons toujours “fait quelque chose”. Alors je doute que nous arrêterions si nous avions de quoi vivre décemment.

En revanche, nous ferions différemment. Peut-être que nous serions plus créatifs, qui sait?

Le travail ne sera plus le marqueur d’une classe sociale dominante ni celui par qui existera l’ascension sociale. Le salaire ne sera pas nécessairement ce par quoi nous aurons une identité sociale. Ce qui permettra cela, ce sera les connaissances, le  savoir. La privatisation de l’enseignement, la montée des inégalités entre établissements proposés par les réformes actuelles de l’Education Nationale ( Loi “Ecole de la Confiance” / Réforme du lycée)  est seulement le moyen de pérenniser le système actuel. Pérenniser une classe sociale dominante et riche afin qu’ils puissent sauvegarder leurs privilèges…cette même classe sociale qui nuit gravement au climat, à la prise en charge écologique, au vivre ensemble.

L’égalité, voilà ce qui effraie nos beaux privilégiés. 

 

      • L’égalité

 

L’égalité effraie parce qu’admettre que nous sommes tous égaux alors qu’on se construit sur la comparaison à l’autre, en cultivant sa supériorité, en écrasant l’autre par le “pouvoir”, c’est fragilisant. Mais nous sommes vulnérables. Admettre l’égalité, c’est concevoir que nous ne sommes pas un être exceptionnel. Non, nous le sommes tous. Une personne en vaut une autre, une vie en vaut une autre. Il n’y a pas d’échelle de valeur de l’existence. même si dans nos sociétés le traitement de l’information a plutôt tendance à nous le faire croire.
Admettre l’égalité, c’est admettre de faire des efforts pour que tous en bénéficient. Admettre l’égalité c’est arrêter de croire qu’en éteignant la lumière du voisin, la notre éclairera plus. On n’est pas plus lumineux parce qu’on écrase l’autre, on est seulement plus seul.

Ce qui effraie aujourd’hui, c’est la solidarité. C’est l’union. C’est le faire société. 

On nous divise depuis des années. On segmente, on attise les rivalités…mais les gens finissent par se retrouver, les gens finissent par se réunir, les gens finissent par marcher. Parfois, cela semble bien inutile parce que les choses ne bougent pas ou peu comme Félicien et Vincent en font le constat dans leur vidéo lorsqu’il s’agit du climat.
L’accélération de la déconstruction d’une société, de la lamination de l’éducation nationale, de la violence, des “lois” favorisant les “riches” face aux classes moyennes et pauvres. Cette accélération là, c’est celle de la peur. Comme les pilleurs qui s’engouffrent dans un Apple store sur les Champs, ils prennent ce qu’ils peuvent avant que tout s’effondre.

 

      • Changer de paradigme

 

Alors, il faut résister. Résister en préparant demain. Résister en faisant front. Donner, encore et inlassablement. Il faut établir ce qui sera demain. Il faut mettre l’homme au cœur du paradigme. Il faut penser le monde de demain à partir de l’égalité et la justice sociale. Il faut penser notre impact sur la terre, il faut penser aux générations futures parce que l’égoïsme comme l’individualisme nous prouve chaque jours que notre système nous conduit à une perte certaine et rapide et clairement dégueulasse.
Là où on nous avons l’impression de ne pas être concernés car il s’agit du “politique” et que nous en sommes exclus, sentons nous concernés. Réfléchissons à nos actions, à nos possibles. Parfois, il s’agira de désobéissance civile. D’autres fois, inlassablement nous recommencerons les mêmes actions parce que la persévérance est résistance.

 

 

Surtout, soyons soudés. La Résistance, c’est la solidarité.
C’est réunir nos espoirs et nos utopies pour en faire le ciment d’un combat que l’on sait juste.

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