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J’ai lu cet article et j’ai été profondément troublée.

 

Je n’ai pas vraiment la bosse des maths, alors peut-être qu’inconsciemment, comme d’autres surement, je me disais qu’une trentaine d’année, plus tard ou un réchauffement de « 2/3° » ce n’était ni très grave ni très proche. Mais là, voir écrit « 2050 », j’ai simplement calculé l’âge qu’aurait ma fille. Puis celui qu’aurait ma mère.

 

Au rythme où nous allons, nous allons rendre la Terre inhabitable ou du moins, une bonne partie.

Alors, on ne peut pas se laisser avoir par le quotidien, par nos factures ou la réforme pitoyable de l’éducation nationale. On ne peut pas se laisser avoir par l’esprit de division, nous diviser pour mieux nous exploiter et finir de liquider notre bien à tous : l’environnement.

On ne peut pas réfléchir en termes de possession : sans notre planète, nous ne possédons rien.

 

 

Je ne souhaite pas faire une tribune vindicative ou culpabilisante, les mots de Starhawk restent gravés dans ma mémoire de lectrice. Mais j’en appelle à notre courage.

On ne peut pas rien faire. On ne peut pas rester là à regarder les choses se passer, se dégrader. Il y a quelques années Jamel nous faisait rire en nous parlant de l’ascenseur social qui pue la pisse et qui a cessé de fonctionner… et aujourd’hui, on nous pisse dessus.

On se moque de nous ou de nos vies car les dirigeants et leurs idées conservatrices veulent perpétuer un système d’enrichissement individualiste où un seul peut “valoir” plus que l’humanité.

On ne peut pas enseigner la fonte des glaces et le réchauffement climatique à nos enfants sans prendre nos parts de responsabilités. On ne peut pas leur demander d’être soucieux de leur avenir si nous ne le respectons pas. Aujourd’hui, demain et chaque jour à venir, nous sommes responsables de la dégradation de l’avenir de ces enfants, de nos propres conditions de vie.

 

Nous nous faisons mal.

 

Il ne s’agit pas d’un scénario pour Netflix et un plan chill pour les 6 prochaines saisons. Déjà, des saisons y’en a plus ma bonne dame mais surtout, c’est un scénario pour nos enfants ou ceux de nos ami · e ·s. Il s’agit de l’avenir. Cette succession de jour qui promet merveilles et magie.  Il s’agit de s’étouffer, s’entre-tuer, ne plus avoir l’eau et voir souffrir l’humanité entière. Il s’agit pour nous de souffrir davantage parce que la classe dirigeante, en bonne privilégiée, aura chercher à se sauver en premier.

 

 On ne sauve pas les travailleurs. Travailler, c’est pour les nécessiteux.

 

Il ne s’agit pas de sauver la biodiversité, un mot vague et abstrait. Il s’agit de sauver les orties et les ronces, les jonquilles, le lilas, les tulipes, les coquelicots, le lierre ou le lichen. Il s’agit de sauver nos plantes, la richesse et les variétés de nos fruits et de nos légumes, les arbres, les insectes et chaque espèce animale, le corail, les herbes folles et les herbes vives. Ces insectes qui nous effraient du long de leur 9 millimètres et ces papillons dont on admire la robe.

Il s’agit de sauver le vent, la pluie, nos montagnes et nos dunes. Il s’agit de sauver les mésanges comme les buses. Les grenouilles, les poisson clowns et les requins. Il s’agit des loutres comme des ornithorynques. Il s’agit du plancton ou des tortues. Il s’agit de faire un travail de fourmi pour sauver nos pandas. Il s’agit des abeilles mais aussi des doryphores. Il s’agit des chats comme des chiens. Des agneaux ou des chevaux. Des éléphants comme des souris.

 

Il s’agit de vous et moi dans une danse de fou.

 

Il ne s’agit plus de marcher ou de pleurer en se flagellant, il s’agit de contraindre. Nous d’une part, mais ces fous qui nous dirigent surtout. Et parce que nous sommes le moteur de cette société, croyons en nous, en notre pouvoir.

 

Pouvoir faire, Pouvoir agir, Pouvoirs magiques.

 

Le pouvoir, c’est vous, c’est moi. Résistons, développons notre solidarité. Apprenons à communiquer, à s’entraider pour que ces nouvelles obligations que nous nous imposerons, soient plus faciles à gérer. Parce que s’obliger, c’est un pas en avant. Parce que nous contraindre, c’est contraindre la société.

A ceux qui répondront « A quoi ça sert de le faire, mon voisin ne le fait pas ». Je répondrai,

 

« Je le ferai pour toi, obstinément ».

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