Sexisme et Ecologie

Il y a quelques semaines, j’ai fini cette lecture. J’ai suivi Amandine, Corinne et Charlotte. Vécu l’amour, la rencontre et la douleur.
Mais surtout, suivi le chemin vers une vie plus responsable écologiquement. Un discours non culpabilisant qui montre que tout est possible, pas à pas. Des parcours qui ne commencent pas pour les mêmes raisons, des chemins qui vont à leur rythme et sans culpabilité.

Une vie plus écologique, plus responsable sur le plan environnemental est un parcours d’apprentissage. Dans ce roman, l’amour au sens large : amitié, sororité, solidarité, entraide, est vecteur de ces apprentissages.

Cependant, après ma lecture et rencontre avec ces personnages féminins et aujourd’hui encore, se pose la question :

 

Quelle égalité entre femme et homme devant ce défi?

 

J’ai interrogé mon entourage, regardé, cherché et l’ensemble de cela me montre qu’un quotidien plus éco-responsable est encore très souvent une démarche féminine. En parlant avec certains bénévoles de Greenpeace, cette impression s’est confirmée. Bien souvent, la prise de conscience écologique passe par le souhait de vivre mieux et sain. Or la femme reste celle qui s’occupe bien souvent de la maison et des charges ménagères. Ici, on parle d’une conscience écologique qui passe donc par l’alimentation, l’utilisation des produits ménagers, le mode de course mais aussi le rapport au corps, l’écoute de son état et la prise de conscience de l’environnement dans lequel on vit.

Cet intérêt qui est pratique, sensible avant d’être politique est associé à des domaines féminins c’est-à-dire relégués au second plan. “L’homme” de la société patriarcale est un homme coupé de ses sens qui souhaite exercer un contrôle à tout va. Son corps n’est qu’un outil pour arriver à ses fins. Comme les femmes ou la nature, le corps est méprisé. Il est un espace à contrôler.Ces inquiétudes non donc pas voix sur la place publique. Il n’y a qu’à se rappeler la signature du CETA, il y a peu.

On se moque de ce que l’on mange, de ce qui nous entoure. On impose au consommateur la charge de trouver une alternative plus saine. Charge mentale, financière et sanitaire.

En cela, la conscience écologique est une remise en cause de la domination patriarcale de nos sociétés. Elle est l’acceptation que l’humain ne domine pas la nature, ne contrôle pas la nature, n’a pas de pouvoir sur la nature. L’humain est la nature.

Ainsi, il faut réussir à se préserver de cette charge mentale supplémentaire mais surtout si on cantonne la prise de conscience à la sphère privée donc souvent à la femme, on alourdit encore les inégalités. La question du sexisme ne peut ainsi pas être écartée des questions d’écologie notamment lorsque l’écologie devient “politique” (c’est-à-dire que le sujet apparaît dans le débat public) car ces problématiques sont liées. Elles résultent des mêmes modes de dominations.

 

Cotidiane

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