Méditer, pourquoi et comment ?

Il y a bientôt un an, Anaëlle de la Révolution des Tortues a lancé le challenge méditation d’un mois. L’idée ?  Pratiquer au moins 10 minutes, chaque jour durant un mois.

Avant ça, j’avais un peu essayé mais sans trop de succès. Ce challenge a réussi à me motiver et faire rentrer la méditation dans ma routine matinale…jusqu’aux vacances d’été. Depuis, je pensais que je n’en avais plus besoin.

Il se trouve que cela a été une erreur et c’est à nouveau grâce à une autre femme, Camille Sfez, que je m’y suis remise.

    • Avant ça, qu’est-ce que la méditation ?

Si le mot nous vient d’un terme du langage religieux « meditatitum » qui signifie « contemplation », la méditation n’est pas une pratique religieuse.

En effet, la méditation est une pratique qui vise à canaliser son esprit, à « se mettre en état de contemplation », soit profiter de l’instant présent sans jugement ni évaluation. L’esprit ne doit pas résoudre une situation mais juste être détendu, observateur de ce qu’il se passe en nous. Il doit nous permettre de ressentir ou de visualiser. Autrement dit, c’est la capacité à se détacher du quotidien pour savourer l’instant en ayant conscience de ce dernier.

    • Quels effets ?

J’ai commencé à m’intéresser à la méditation parce que j’ai décidé de faire taire mon cerveau. Plus exactement, j’ai compris que mon cerveau n’était pas moi. Il fonctionne constamment, analyse tout, fait 800 suppositions par secondes dont certaines qui sont d’une anxiété incroyable. C’est lourd de vivre avec ce cerveau qui imagine 1900 scénarios surtout si l’on est de nature anxieuse comme moi. Le combo des deux amène à mon incapacité à prendre une décision, à ma très grande capacité à tout remettre en question, une forte fatigue et des angoisses récurrentes.

Alors oui, mon cerveau ne cessera de me fournir un ensemble de scénarios incroyables mais c’est moi qui choisis à quoi j’apporte de l’importance, où je veux me laisser aller. Je suis responsable de mes pensées et de ce que je choisis qu’elles m’apportent.

La méditation et notamment le challenge d’Anaëlle m’ont apporté une rigueur et un temps de calme pour canaliser tout cela. Débuter ma journée par un temps de méditation me permet de démarrer avec confiance et sérénité en ayant apaisé la tempête. C’est un peu comme caresser un chat fou, au début il se rebelle et puis il y trouve son compte et en redemande.

La méditation m’apporte plus de sérénité et donc apaise également mes relations et ma vie de famille.

J’ai également découvert la gratitude. Dire merci, reconnaître ce qui va, l’apprécier et le savourer. Dans une société où tout va vite, où il faut toujours faire plus rapide et remplir 800 cases, où il faut toujours plus, toujours mieux, on ne prend jamais le temps de se poser et d’observer ce que l’on a.

On oublie de se féliciter pour ce qui va, pour un repas ou un mot doux. Remercier son corps de nous porter, d’être en bonne santé, d’aimer, de pouvoir apprécier les paysages. Juste ce qui va. De nature anxieuse donc, je suis plus du genre à me focaliser sur ce qui ne va pas, j’en fais des listes, je m’agace, je rumine et j’oublie d’ouvrir les yeux : le sourire de l’Enfant, ses « je t’aime de tout mon cœur pour toute la vie », les blagues de M.Pizaguetti, son amour inconditionnel, ses projets, les miens, les nôtres. Bref, j’ai une multitude de choses à apprécier et je dois être extrêmement reconnaissante à la vie pour tout ce que j’ai la chance de vivre.

    • Pourquoi avoir arrêté ?

Avec les changements, les déménagements et la rentrée, j’ai perdu le rythme. Perdu aussi mon petit coin de méditation. Et puis, heureuse de cette nouvelle aventure, je me suis dit que je n’en avais pas besoin, être heureux c’est tranquillisant, non ?

Mais ni une ni deux, le tourbillon a repris ses habitudes. La fatigue aussi. Si bien que fin novembre, j’étais incapable de faire quoique ce soit, tout me pesait. Tout semblait brouillon, rien ne me convenait et j’étais à nouveau dans le cycle du « encore mieux/ toujours plus ». Asthénique, la dame.

J’ai perdu ma connexion avec mon intériorité, cette boussole qui nous conseille. Vous savez la petite voix de l’intuition. Déconnectée de moi-même, j’étais éreintée et perdue.

    • Et la reprise de la méditation ?

Camille SFEZ a évoqué le rituel des 12 jours sur Instagram. Je me faisais une joie d’y participer…et j’ai alors su qu’il fallait que je renoue avec mon intériorité pour faire ce rituel en conscience. C’est ainsi que j’ai recommencé à méditer. J’ai à nouveau tâtonné, cherché ce qui me convenait, trouvé mon rythme…et puis voilà, c’est revenu.

L’apaisement, la sérénité et l’impression à nouveau de profiter de ce que je vis. Sans oublier la gratitude, cette grande amie qui me manquait.

Mais également ma créativité : écriture, dessin, peinture. Tout est là.

    • Toi aussi, tu veux te lancer ?

Sans surprise, je te dirai qu’il faut surtout de la volonté. C’est cette volonté qui te permet d’être régulier dans ta pratique. Pas forcément longtemps, certaines cessions peuvent durer 5 min et d’autres être beaucoup plus longues.

Chez moi, c’est plutôt entre 10 et 20 minutes par jour suivant l’humeur et le temps que je peux m’accorder.

Fixe-toi un moment où tu sais que c’est possible : le matin tôt avant de commencer ta journée ou le soir avant d’aller te coucher. Un moment où tu ne pourras pas t’échapper.

Et surtout, ne rien attendre. C’est votre pratique et vous-même qui vous guiderons mais ne pensez pas que deux jours de méditation vous apporteront sérénité et plénitude pour le restant de votre vie.

Parfois, c’est impossible de vous canaliser et de ne pas suivre vos pensées et c’est ok.

J’utilise l’application Insight Timer où j’aime beaucoup écouter Jonathan Lehmann, Adriana Aranzabal, Chloé De Sentio ou récemment Marine Selenee.

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