Les 4 Accords Toltèques, Don Miguel Ruiz

L’article de La Révolution des tortues m’avait donné envie de me plonger dans cette lecture. L’une des premières fois que j’ai vu le livre, cela devait être au Relay de la gare de Toulouse (cette ville et moi, longue histoire), comme j’ai déjà mon spot à livres à Toulouse, je n’avais pas cédé.

Puis ma cousine de passage en Terre Bordelaise m’a parlé du livre et la dénicher dans une librairie.

Anaëlle, c’est donc ma troisième rencontre avec le livre alors j’ai cédé à cet appel.

Les quatre accords toltèques est un livre qui cartonne au rayon développement personnel. Sur mon exemplaire, on s’exalte même du nombre de ventes. Si le nombre de ventes est égal au nombre de lecteurs, je ne comprends pas qu’on en soit encore à s’insulter sur les réseaux…

Les quatre accords sont :

1. Que votre parole soit impeccable

C’est vrai, écrit comme ça, c’est très bateau. Merci, au revoir, je le savais déjà. Oui, on le sait. Oui, on nous le répète depuis qu’on est enfant. Oui MAIS … qui n’a jamais laissé échapper des mots qu’il a regretté ?

Réfléchir à sa parole est un acte qui relève du bon sens mais précisément c’est ce qui nous fait défaut, le bon sens. On sait qu’on n’aime pas qu’on nous dise « tu as l’air fatigué ce matin » ou alors « tu es certain*e* que ça va ? ». On finit par s’interroger et se remettre en cause et cela a des conséquences directes sur notre ressenti – imaginez si les réflexions sont plus virulentes?

On oublie trop souvent le pouvoir des mots et du langage. Il n’est pas inutile de le rappeler pour entretenir sa relation avec soi mais également pour ne pas venir heurter la confiance en soi de notre entourage .

2.  Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.

Cette règle relève plus de la protection de soi et de l’amour de soi. L’idée que le monde ne tourne pas autour de nous et qu’une partie de nos relations à l’autre est une projection de notre vie intérieure permet une prise de recul.

Cela me fait penser également à l’un des podcasts de Changemavie, sur l’indépendance émotionnelle et cette idée que l’on est responsable de ce que l’on ressent, de ce que l’on souhaite recevoir, de ce que l’on choisit de recevoir.

3. Ne faites pas de suppositions

Ici, j’ai rencontré un écho à ma lecture de Les mots sont des fenêtres de Marshall Rosenberg dont l’article va arriver prochainement.

J’ai trouvé le chapitre un peu court tant cette notion me semble importante. Cela a changé notamment ma vie de couple : combien de fois on arrive à se disputer avec la personne qui partage notre vie ou avec un collègue, un ami, un supérieur seulement parce qu’on est parti du principe « qu’il savait que » alors que nous ne l’avons jamais clairement formulé ?

Cette règle est donc un doux rappel à exprimer clairement nos besoins et à s’affirmer. Non, même si on a laissé un post-it gros comme un frigo, l’autre peut être passé à côté.

4. Faites toujours de votre mieux

Faire de son mieux, c’est pareil, ça semble être simplement du bon sens. Cependant, c’est aussi une belle dose de rappel : ne pas être trop exigent avec soi-même.

« Son mieux » du lundi, ce n’est pas le même que celui du lendemain. Ne pas toujours répondre à ses attentes/espérances, ce n’est pas un problème. C’est ok.

Formuler ainsi, ça sonne un peu comme une injonction. C’est vrai mais on devrait davantage se montrer indulgent avec soi-même. Et là encore, c’est un rappel utile.

  • Alors quoi ?

C’est bien de le lire. Cela permet de mieux comprendre les dictons que nous connaissons et qui ont bercé notre enfance.
On peut trouver quelques réticences notamment le coté chaman et référence à la Bible. J’avoue, ce côté spirituel du développement personnel me laisse un peu perplexe.

Sans tout prendre au pied de la lettre, on peut changer notre regard sur notre quotidien et se laisser respirer.
Comme je l’ai déjà mentionné, cette lecture arrivait après d’autres ce qui la rendait plus « creuse » tout en faisant une belle synthèse des idées explorées en amont.

C’est dans ce contexte que je me suis remis à la méditation puisque je l’ai lu lors du Rituel des 12 jours initié par Camille Sfez. J’ai d’ailleurs gardé cette routine de me lever plus tôt pas forcément pour méditer malgré le bien que cela m’apporte mais aussi pour avoir ce temps à moi de lecture/culture/découverte qui me permet de satisfaire ma curiosité quotidienne.

Surtout, je prends un peu plus de recul. L’ensemble de ces lectures me fait davantage poser mes émotions, mes besoins personnels ou prendre le temps. Reprendre le pouvoir du temps.

Mais il y a deux choses véritablement qui m’ont changée en profondeur :

La distinction entre rythme de la société et exigences de la société et rythme personnel et exigences personnelles. Cela semble tout bête mais j’ai plus de facilité à lâcher prise aujourd’hui qu’il y a quelques mois.

Le fait de faire exploser nos croyances limitantes. Cette idée qu’il n’y a rien de figé. On peut faire sauter ces idées reçues qui nous bloquent et redéfinir les paramètres de notre vie en fonction de notre évolution. Cette idée d’ajustement m’apporte beaucoup et me fait prendre confiance.

Et vous, vous l’avez lu ? Aimé ou non ?

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