Ressac – Diglee

J’ai lu Ressac comme je l’ai reçu : un jour de pluie, un jour gris. C’était deux jours lumineux et je suis joie de pouvoir les superposer.

Ma lecture est indescriptible. J’étais transportée dès la première page avec Maureen. J’étais avec elle dans les couloirs, devant la mer. Parfois, moi aussi, j’écris “mère” pour mer. Comme dans ce poème :

On parle de retraite dans une abbaye bretonne en février 2020. Pour faire une petite mise au point avec soi. La veille de ce départ, un accident vient changer les plans de cette retraite.

Le projet, c’était un moment de calme loin de la folie de la vie. Se retirer dans le silence et le calme. Dès le départ en gare, le projet est bousculé.

Les attentes et projections sont mises à mal pour aboutir à une formidable expérience humaine.
Des femmes vont venir frapper à la porte de cette retraite. Elles vont tendre des mains, des mots. Ouvrir des portes et panser, aussi.

C’est une écriture poétique, sensible qui transporte, enveloppe. C’est une écriture qui fait bouger imperceptiblement des choses à l’intérieur de nous. Si bien qu’à la dernière page, on a envie de recommencer. Retrouver cette amie.

Et c’est important aussi de partager cette expérience intime et personnelle. C’est important de parler de prendre soin de soi de cette façon. Important de proposer du silence, de l’isolement (choisi) pour se chérir, pour se panser, pour se reposer. S’aimer, c’est aimer le monde. Prendre ce temps, définitivement est un bel engagement. Une belle révolution.

A l’issue de la lecture, nous ne sommes pas indemnes. On a envie de s’épancher, de se panser. Les mots arrivent par flots et viennent se fracasser derrière nos yeux, nos lèvres, nos doigts. Après ma lecture, j’ai eu envie d’écrire. Envie de relire. Envie d’aller chercher du côté de mes grands-mères ( bon ok, je le faisais déjà) et de revoir Rivière, le film de Mai Hua.

Et vous ? Votre lecture ?

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