Les sorcières de Pendle, Stacey HALLS

Au mois d’août, j’ai fait quelque chose que je fais rarement : j’ai proposé à lire en Club Lecture un livre que je ne connaissais pas.
Le Club lecture s’articule autour de lectures (ah bon?) interrogeant la maternité et ses représentations.

C’est une lecture qui a beaucoup plu : JOIE !

  • Les personnages

Dans ce roman, les personnages centraux sont féminins et complexes. La complexité tant des personnages que celle de ses interactions et relations arrivent progressivement dans le récit. A l’inverse, les personnages masculins sont fades (et inverser, ça fait du bien) et sont définis par un trait de caractère bien représentatif.

  • La grossesse dans le roman

Le personnage principal est une femme enceinte. Le roman se déroule durant cette grossesse. S’il s’agit d’une fiction, la représentation de la grossesse et des différents états d’âme qui peuvent la traverser sont retranscrits avec beaucoup de réalisme. Le personnage est enceinte, peut en souffrir mais cela ne l’empêche pas de vivre comme elle sait le dire.

Il a aussi été relevé la mention des fausses couches, la crainte du sang durant la grossesse et ce que cela provoque chez la personne enceinte.

  • La relation à la mère

Le personnage, Fleetwood, et sa mère ont une relation complexe et nuancée. Si Fleetwood est en colère et entretient une relation tendue avec sa mère, celle-ci vient à évoluer tout au long de la lecture. Si une forme d’apaisement apparaît cela n’efface pas non plus les traces du passé.
Cette complexité se construit et donne l’image d’une relation plus réelle et authentique.

  • La fin

La fin est ouverte et douce. Elle laisse le brin de magie qui clôt parfaitement ce roman où l’on navigue entre la figure de la sorcière et celle de la “soigneuse”. Là encore le soin de ne pas offrir une fin binaire a beaucoup plu.